sondage, sondage....

sondage, sondage....
A l'heure ou je vous écrit cette article, sur le site du nouvel obs se déroule un sondage voici pour le moment les résultats
qui est le meilleurs candidat au poste du premier secretaire du ps:

Ségolène Royal : 20,88%
Bertrand Delanoë : 20,82%
Manuel Walls : 14,12%
Pierre Moscovici : 12,75%
François Hollande : 1,83%
Benoît Hamon : 2,75%
Julien Dray : 5,32%
Lionel Jospin : 4,57%
Olivier Besancenot : 16,96%

alors quand on vous dit que les sondage il ne faut pas tojours les croire
-1Ségolène Royal(20,88 %) et Bertrand Belanoe (20,82% ) sont devant c'est normal
-2mais que Olivier Besancenot qui ne devrai meme pas etre la vue qu'il n'est pas du ps soit 3eme avec 1,96% il faut le faire c'est vraiment n'importe quoi vous ne trouver pas surtout quand on voit que hollande a que 1.83%

# Posté le jeudi 08 mai 2008 11:15

Modifié le jeudi 08 mai 2008 12:41

« Une crise grave est tout à fait possible »

« Une crise grave est tout à fait possible »
Ségolène Royal rencontre les lecteurs du Parisien/Aujorud'hui en France
Un an après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, mais aussi un an après sa propre défaite, Ségolène Royal confie aux lecteurs du Parisien/Aujorud'hui en France ses craintes sur la situation politique et explique sa stratégie au sein du PS.

MEHDI MARTEL. Un an après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, quel est, selon vous, son plus grand échec... et sa plus grande réussite ?

Son plus grand échec, c'est la déception des Français. Lorsqu'on a la chance d'être chef de la cinquième puissance du monde, on n'a pas le droit de rater une année. La France a été séduite et elle est aujourd'hui abandonnée. C'est très grave. Le pouvoir en place semble dépassé. Il a fait croire qu'il maîtrisait les choses, que toutes les réformes étaient prêtes. Or, dans un monde qui va très vite, marqué par la mondialisation, un dirigeant ne peut pas être dépassé par les événements.

SERGE GADEA. Sarkozy a-t-il trouvé ses limites ?

Oui. Il n'est pas à la hauteur d'une période historique compliquée. Il s'est occupé davantage de lui-même que de la France. Il disait qu'il serait le président de la morale, du courage, du pouvoir d'achat, des droits de l'homme. C'est tout le contraire : on a de l'immoralité, du non-respect, de l'improvisation. Maintenant il faut qu'il se ressaisisse car il faut remettre la France sur la bonne voie : une autre politique est possible.

CAROLINE CHANFREAU. Mais y a-t-il quand même quelques succès ?

L'émergence au sein du gouvernement de femmes issues de la diversité est une chose positive... Encore que, en bonne logique républicaine, il faut juger sur les résultats.

JEANINE HAMELIN. Pourquoi, selon vous, avez-vous perdu la présidentielle il y a un an ?

C'est une bonne question, j'ai écrit un livre pour expliquer cela (rires) ! Je n'ai pas réussi à convaincre de nombreuses personnes parce que, en face, Nicolas Sarkozy a fait des promesses : celle de revaloriser de 25 % le minimum vieillesse, les petites retraites et l'allocation adulte handicapé. Il avait aussi annoncé qu'il demanderait aux patrons d'augmenter les bas salaires. Dans une élection, ça joue. Moi, je n'ai promis sérieusement que ce que je savais pouvoir tenir. Mon adversaire a aussi bénéficié pendant les années précédant l'élection de relais médiatiques extrêmement puissants et de moyens financiers considérables, en cumulant le ministère de l'Intérieur et l'UMP. Enfin, il m'a manqué le soutien de certains dirigeants socialistes, qui n'ont pas accepté ma désignation massive par les militants du parti.

MEHDI MARTEL. Avez-vous des propositions concrètes pour réduire le chômage des jeunes et faciliter l'accès dans la vie active ?

Il y a une déconnexion entre certaines filières de formation économique et la réalité du marché du travail. Et aussi un énorme gâchis à l'issue des deux premières années d'université, où 40 % des jeunes abandonnent sans qualification et sans diplôme. Il faut une réforme profonde de l'université et en particulier dé-spécialiser les premières années de formation. Et puis il y a des secteurs sous tension dans le bâtiment, la restauration, les services à domicile. Or, ces métiers ne sont pas suffisamment valorisés. C'est ce que j'ai fait dans ma région en donnant un chèque à tous les jeunes qui entrent dans ces trois filières pour les aider à financer leur permis de conduire, dont ils ont besoin pour aller travailler. Par ailleurs, je suis favorable au développement de l'apprentissage, y compris dans l'enseignement supérieur. C'est-à-dire la formation alternée entre la théorie et la pratique. Cela existe déjà et il faut le développer.

JEANINE HAMELIN. Comment accroître le pouvoir d'achat alors que tout augmente ?

C'est l'expression de l'angoisse principale : la vie chère, l'accès au logement devenu difficile, l'augmentation de l'essence... Au lieu de donner 15 milliards chaque année dans le paquet fiscal, on aurait pu baisser la TVA sur la consommation. Ou doubler la prime pour l'emploi pour 8 millions de salariés. Il faut imposer aux collectivités locales de respecter le quota des 20 % de logements sociaux. Il faut réorienter la masse de l'épargne vers le secteur de la construction. Quant aux prix, il faut contrôler les marges de la grande distribution. Je suis favorable à l'autorisation des actions de groupe de consommateurs. C'est très efficace pour instaurer un rapport de force sur les prix entre les consommateurs et les grandes entreprises.

CAROLINE CHANFREAU. Le gouvernement veut réformer l'Etat et réduire le nombre de fonctionnaires. N'a-t-il pas raison sur le fond ?

Oui, il faut réformer l'Etat. Mais aujourd'hui, ce qui ne va pas, c'est que l'Etat est réformé par des gouvernants qui dénigrent le service public. On assiste à des destructions massives de services publics. Fermetures de plateaux de chirurgie, de tribunaux, de postes, de filières de formation professionnelle. Tout cela laisse une sorte de désespérance dans des territoires déjà fragilisés, ce qui déstabilise aussi les entreprises. En même temps, il y a trop d'échelons administratifs, depuis la commune jusqu'à l'Etat et l'Europe. Il faut clarifier les compétences et mettre fin aux doublons avec des responsabilités claires aux collectivités territoriales tout en leur donnant les ressources nécessaires. C'est comme ça qu'on allégera la bureaucratie et les dépenses de l'Etat.

SERGE GADEA. Pourquoi le PS, lorsqu'il était aux affaires, n'a-t-il pas annulé la réforme Balladur sur les retraites. Et s'il revenait au pouvoir, annulerait-il les réformes Fillon ?

C'est vrai que la gauche n'a pas réglé en totalité la question des retraites, même si elle a créé le Fonds de réserve des retraites. J'observe que le gouvernement actuel veut piocher dans ce fonds, ce qui n'est pas acceptable. Je ne ferai qu'une observation : le groupe Total a fait 10 milliards d'euros de bénéfices. Aujourd'hui, le besoin de financement des retraites est de 8 milliards. Est-il normal qu'une entreprise gagne autant d'argent, qui appartient en fait à la collectivité, quand les Français paient l'essence à des prix aussi élevés ?

JEANINE HAMELIN. Voulez-vous succéder à Hollande à la tête du PS ? Pensez-vous être la candidate de votre parti en 2012 ?

Je ne suis pas candidate à un poste mais j'ai pris la décision d'assumer mes responsabilités de leader politique. J'entends parfois dire que je suis un accident de l'histoire, une météorite qui serait passée et qui doit disparaître, ce qu'on n'a jamais dit à aucun homme. Ce qui aurait été cohérent après cette campagne, c'est de se rassembler autour de moi pour mettre la dynamique de la campagne au service de la gauche, de reconstruire un nouveau corpus idéologique et de voir si cela réussissait ou non. Mais cela aurait été trop simple. Je constate que ça ne se passe pas pour moi comme cela s'est passé pour d'autres, François Mitterrand, Lionel Jospin... Ce que je veux, c'est un PS qui change, qui soit en phase avec les défis de la France. Il faut que le PS compte plus d'adhérents. On avait promis il y a deux ans un PS à 700 000 adhérents. Il est très important que le PS devienne un parti très attractif.

MEHDI MARTEL. Donc vous allez prendre la tête du PS ?

Je veux faire les choses dans l'ordre. Lorsque je vous dirai si oui ou non je suis prête à assumer cette position de leadership, je le ferai en expliquant pourquoi, avec quelle vision et quel projet. Ce sera fait de toute façon assez rapidement puisque les textes pour le congrès du PS doivent être déposés en juin.

JEANINE HAMELIN. Nicolas Sarkozy a refait sa vie. Et vous, où en êtes-vous sur le plan personnel ?

(Rires.) Je vous remercie de vous préoccuper de moi. Mais comme vous le dites, c'est ma vie personnelle. On est déjà tellement exposé quand on est responsable politique... Il faut rendre des comptes sur tout. Je suis poursuivie par les photographes tout le temps, y compris avec mes enfants. J'ai même été pourchassée avec des appareils photo jusque dans une église. C'est la contrepartie de la notoriété, mais je pense qu'il faut protéger farouchement sa vie privée. Il faut me laisser tranquille.

CAROLINE CHANFREAU. Dans le climat actuel, croyez-vous possible une crise politique aussi grave que Mai 68 ?

Bien sûr. Je pense qu'une crise grave est tout à fait possible. Il y a une exaspération très profonde. Quand il y a une déception aussi cruelle entre des espérances, des promesses politiques et le résultat, c'est inadmissible. Il y a une montée des précarités, un creusement insupportable des inégalités, une angoisse des parents sur la réussite de leurs enfants. On assiste à la montée d'une colère très profonde, et ça c'est dangereux. Ceux qui nous gouvernent feraient bien de se ressaisir rapidement.

MARIE-LYSE VILANOVA. Au PS, il y a une multitude de candidats potentiels pour le poste de premier secrétaire. Pourquoi tant de rivalités ?

Les rivalités sont normales en politique mais il ne faut pas qu'elles soient exacerbées. Je ferai très bientôt une offre politique et je souhaite que le leadership découle naturellement du vote des militants.

SERGE GADEA. Dans son gouvernement, l'Espagnol José Luis Zapatero a nommé neuf femmes et seulement huit hommes. La France serait-elle plus macho ?

Oui, la France est encore très macho. Regardez l'Assemblée nationale, à quoi cela ressemble : encore très peu de femmes. Elles sont moins de 5 % au sein des conseils d'administration des entreprises. Les inégalités salariales sont encore de 30 %.

JEANINE HAMELIN. Etre noire en France, ce n'est pas facile. Quelles mesures proposez-vous pour faire cesser les discriminations ?

Pendant la campagne, j'ai défendu l'idée de la France métissée. Cela m'a fait perdre des voix, je le savais. Car cela a été exploité par mes adversaires qui l'ont opposée à l'identité française, mais il faut absolument tenir bon là-dessus. Il faut apprendre à vivre ensemble.

MARIE-LYSE VILANOVA. Jean-Pierre Raffarin a demandé votre démission à la suite de votre condamnation dans l'affaire de vos assistantes parlementaires...

C'est un contentieux qui dure depuis dix ans. J'ai été pourchassée judiciairement. La décision n'est pas définitive et, compte tenu de l'exploitation politique qui en est faite, je vais me pourvoir en cassation. On veut faire croire que c'est moi qui ai refusé de payer des salaires, alors qu'en réalité il s'agissait d'argent public. Et contrairement à ce qui a été dit dans la presse, il ne s'agissait pas de plusieurs mois mais de vingt jours. Il y a sûrement là une petite vengeance de la part de M. Raffarin car, quand je suis arrivée à la tête de la région Poitou-Charentes, j'ai diminué considérablement le train de vie. J'ai arrêté les grosses voitures ; j'ai vendu la Maison du Poitou-Charentes à Paris qui servait à organiser des cocktails ; j'ai réduit de 2 millions d'euros les frais de représentation et de communication de la région... J'ai aussi découvert que M. Raffarin faisait payer par la région un appartement privé rue de Vaugirard à Paris. Donc la région lui demande des comptes.

CAROLINE CHANFREAU. Avez-vous été choquée que Nicolas Sarkozy ait pu voter dans le VIIIe après s'être inscrit hors délai ?

Les Français ont été choqués. De nombreuses personnes n'ont pas pu voter parce qu'elles étaient hors délai. Il y a deux poids, deux mesures. C'est une fraude très grave, un faux en écriture publique.

BRUNO PONCHON. Dans le match entre démocrates aux USA, vous vous êtes prononcée en faveur de Barack Obama. Pourquoi ?

Parce qu'il représente l'Amérique du futur. Il incarne l'Amérique métissée, un ensemble de valeurs, il a toujours été contre l'intervention en Irak. Hillary Clinton est une femme extrêmement courageuse, elle en voit des vertes et des pas mûres. Mais elle est à mon sens plus opportuniste sur les questions de société et moins claire sur l'Irak. Ce qui est inquiétant, c'est la façon dont ils s'épuisent l'un l'autre dans ce duel. L'idéal serait qu'ils forment un ticket gagnant tous les deux contre le candidat républicain.

CAROLINE CHANFREAU. Que pensez-vous de votre caricature par l'humoriste Nicolas Canteloup sur Europe 1 ?

C'est profondément misogyne, il me traite en Bécassine. Cela faisait tellement écho à toute l'entreprise de dénigrement sur mes supposées bourdes et mon incompétence que cela m'a porté préjudice. Mais ça fait partie du combat politique. Il aurait fallu trouver un humoriste pour dire du bien de moi. Aujourd'hui, je préfère en rire !

# Posté le mercredi 07 mai 2008 10:32

Modifié le jeudi 08 mai 2008 11:22

A la BNF Salle Labrouste 58 rue de Richelieu 75002 Paris Du 26 mars au 8 juin 2008

A la BNF Salle Labrouste 58 rue de Richelieu 75002 Paris Du 26 mars au 8 juin 2008
A la BNF Salle Labrouste 58 rue de Richelieu 75002 Paris Du 26 mars au 8 juin 2008


L'exposition mise en espace par Daniel Buren, qui a représenté la France à la Biennale de Venise l'année dernière, s'est installée à la BNF dans la salle Labrouste. Le choix du lieu constituait en soi un petit évènement, puisque la salle, qui n'était plus ouverte au public depuis une dizaine d'années, ne rouvrira ses portes après cette exposition qu'en 2012.

L'artiste a confié le soin à 107 femmes publiques ou anonymes, de tous ages, professions, univers, de commenter, interpréter, donner leurs sentiments, à un mail de rupture très écrit (la seule chose que l'on sait de son auteur est qu'il est écrivain), reçu de son amant.

L'ensemble en est très vivant, émouvant, profond, drôle.

Des artistes musiciennes (Camille, Diam's), des comédiennes (Jeanne Moreau, Ariane Ascaride, Miranda Richardson, Amira Casar, Elsa Zylberstein), mais aussi une joueuse d'échec, une psychanalyste, une comptable, une ado (qui envoie un sms très court et très parlant), une élève de CM2, une voyante, une avocate , un commissaire de police...donnent leurs visions des raisons de cette rupture, analysent avec leurs personnalités ou sous l'angle de leurs professions respectives, cette missive d'amour, qui se délite.

On est surpris, amusé, touché, l'émotion est subtile et flagrante, tant sur les écrans ou les textes que dans la salle : le spectacle se passe aussi au niveau du public qui déambule dans les allées, empreint de ses propres souvenirs...

Magnifique exposition, qui fait suite à la grande rétrospective à Beaubourg sur Sophie Calle fin 2003, intitulé « M'as-tu vue ».

On attend la suite avec impatience....

En attendant, prenons soin de nous.


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# Posté le mercredi 07 mai 2008 10:28

1ans après ségolène royal fait un bilan

Tirant le bilan d'un an de présidence Sarkozy, Ségolène Royal a jugé que les Français "souffrent" de "la vie chère, (des) promesses non tenues, (de) la place de la France dans le monde qui recule". Ce qu'il faut, c'est "leur dire qu'une autre politique est possible. Et donc il faut faire pression sur ceux qui nous gouvernent pour qu'ils changent de politique".

Face à "une crise mondiale qui est là", Ségolène Royal a estimé que "le pouvoir en place n'a pas pris la mesure de la gravité de la situation".

Interrogée sur le tour de vis dans les dépenses publiques, Mme Royal juge que "bien sûr il faut réformer l'Etat pour qu'il soit plus efficace. Mais il faudrait que ceux qui réforment l'Etat aiment le service public et aiment l'Etat parce que ce que l'on subit aujourd'hui sur le territoire (...) avec la fermeture des tribunaux, des hôpitaux, des écoles, des trésoreries, des services publics de proximité qui font qu'aujourd'hui nous avons une France à deux vitesses" en matière notamment de santé et d'éducation.

Pour elle, "réformer l'Etat, ce n'est pas casser le service public. Réformer l'Etat, c'est mettre du service public au contraire là où on en a besoin, faire des économies là où c'est nécessaire". Ségolène Royal estime que "l'Etat doit assumer ses responsabilités et en particulier garantir l'égalité du développement sur l'ensemble du territoire". En fin de compte, "il ne faut pas réformer contre les gens mais avec eux".

# Posté le mercredi 07 mai 2008 09:29

revue des commentaire de la presse se matin

revue des commentaire de la presse se matin
Les commentaires de la presse, lundi 5 mai, un an après l'accession à la présidence de Nicolas Sarkozy.

LIBERAT
ION
Laurent Joffrin

"Quelle
chute, mes aïeux! Nicolas Sarkozy avait promis un début de mandat qui trancherait avec celui de ses prédécesseurs. La réussite est totale (...) Faisons une hypothèse: la chute a commencé dès le premier soir. Il s'agit de style? Mais le style signe la politique. En allant au Fouquet's, puis, le lendemain, sur un yacht de luxe, Nicolas Sarkozy débutait comme un milliardaire et non comme un président. Sa première réforme, c'est là que le fond rejoint la forme, le malencontreux paquet fiscal, qui comprenait une ristourne modérée mais très symbolique en faveur des plus favorisés, figea l'image. Du libéralisme, on commençait par le pire: la préférence pour les riches. Depuis,Nicolas Sarkozy porte les habits de ce personnage, un Narcisse libéral, comme une tunique de Nessus. Fidèle à saméthode, il voulut tout faire. Tout se retourna contre lui, même quand il avait raison. L'action devint agitation, la communication parade et l'abondance des réformes source de confusion. Il lui faut désormais prendre son mal en patience. Seul un résultat positif et tangible de l'action entreprise peut le tirer d'affaire. Il y a là une leçon politique: les Français votent pour la droite, mais ils n'aiment guère sa politique sociale. Ils ne peuvent l'admettre, au bout du compte, que si les sacrifices demandés paraissent justes. (...)"

LE JOURNAL DE LA HAUT
E-MARNE
Patrice Chabanet

" (
...) deux Français sur trois sont mécontents de la politique de Sarkozy. Mais, là encore, le rejet global s'accompagne d'approbation au cas par cas, notamment pour la défiscalisation des heures supplémentaires, l'instauration des peines planchers ou la réforme des droits de succession. Plus que des faiblesses de style, ce sont sans doute les erreurs de méthode qui rendent souvent illisible l'action gouvernementale et, au-delà, celle du président de la République. On le voit avec un ministre de l'Education qui part au combat pour le service minimum d'accueil dans les écoles primaires à l'occasion de la grève du 15 mai. Fidélité à des principes, dira-t-on. C'est vrai, mais l'urgence pour Xavier Darcos devrait être d'abord la prise en compte du mouvement lycéen qui devrait reprendre vigueur dès demain. La secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, l'a reconnu hier en évoquant un "problème de visibilité des réformes". Des mots soft pour dire l'essentiel : la fin justifie des moyens appropriés. A la différence de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy affirme vouloir garder le cap. Encore faut-il que les membres de l'équipage n'aient pas chacun leur boussole."

L'UNION ET L
'ARDENNAIS
Jean-Michel
Roustand

" (...) D'a
illeurs, il est gonflé ce président de tourner aussi rapidement une page de notre histoire sans laquelle il n'aurait jamais pu accéder à la fonction suprême : divorcé cela aurait été dur, une famille recomposée à l'Elysée quasi-impossible quant au remariage avec un mannequin, il serait dommage qu'il ait oublié l'un des plus fameux slogans de l'époque. Ah ces fameux slogans. "Sous les pavés, la plage". C'est de plus en plus vrai avec notre littoral chaque jour un peu plus livré au béton. "Il est interdit d'interdire". La bonne blague, à tabac évidemment. " Soyez réalistes, demandez l'impossible". Actuellement même le possible semble irréaliste. Quant aux " élections, pièges à", le pire n'est jamais sûr mais, à lire les sondages, ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour se poser la question. Et pourtant, c'est la seule réponse qui compte pour les quatre ans à venir. Autrement dit, de vraies réformes dont les effets bénéficieront aux Français vont-elles enfin voir le jour, ou bien électeurs et électrices ont-ils été abusés par des promesses mal ficelées ou mal chiffrées ? Méfiance, la chienlit peut revenir beaucoup plus vite que mai 68."

OUEST-FR
ANCE
Jean Boissonnat

" (...) Nicola
s Sarkozy a pu se faire élire, l'an passé, (...) en réhabilitant des valeurs comme le travail, la responsabilité et le sens du collectif. (...) On peut le créditer d'avoir réintroduit dans le camp démocratique une bonne partie de l'électorat lepéniste ; d'avoir changé le style de la Ve République - plus direct, plus présidentiel - ; d'avoir entamé quelques réformes structurelles, notamment dans les institutions européennes, sur le contrat de travail, les relations patronat-syndicats, le développement durable, les retraites, l'organisation et le contenu des études, etc. Ce n'est pas rien. Au passif, on ne manquera pas de lui reprocher des promesses qu'il ne pouvait pas tenir, sur le pouvoir d'achat notamment, de ne pas avoir su soutenir le recul de chômage - si l'on en croit les derniers chiffres connus -, d'avoir sous-estimé l'effort à consentir pour réduire les déficits publics, lesquels compromettent l'avenir des jeunes générations, et d'avoir donné quelques images dispendieuses de l'exercice du pouvoir. Le " sarkozisme " n'est pas la victoire de l'anti-Mai 68. Il reste exposé à tous les risques des sociétés modernes : fragiles, versatiles, emportées par les vents imprévisibles des révolutions technologiques, de la mondialisation de l'économie de marché, du terrorisme et de la quête d'identités. Il est interdit de s'endormir

# Posté le mardi 06 mai 2008 12:32

Modifié le mardi 06 mai 2008 12:45